Paroisse du
Bienheureux
Louis-Zéphirin
Moreau

Patrimoine religieux

Chapelle

Le vocable de cette chapelle Notre-Dame-du-Suffrage rappelle le rôle de Marie comme ambassadrice auprès du Père pour la délivrance des âmes du purgatoire. Selon les enseignements de l'Église le purgatoire se voulait un espace neutre, un espace d'attente et de souffrances entre le ciel et l'enfer. À cette époque, le message était clair. Il fallait prier pour les défunts dont l'âme était au purgatoire.

Dans la partie inférieure du décor, on peut voir des défunts en train d'être purifiés par les flammes du purgatoire. Au centre, trône la statue de Marie-Médiatrice, dont le rôle est d'intervenir auprès du Père, afin d'obtenir un allègement des peines que doivent expier les défunts. De nombreux anges animent la scène. Au sommet le Père dans sa gloire, reçoit les prières de Marie et celles des anges qui le prient d'abréger le séjour des défunts au purgatoire. Le décor est également ponctué de diverses inscriptions tirées de la Bible invitant les fidèles à prier pour les défunts.

À l'été 1897, deux messieurs Neault de Deschambault se sont vus confier la maçonnerie de la chapelle. Au printemps suivant, l'artiste Adolphe Rho (1839-1905) natif de Gentilly, a réalisé le décor mural impressionnant de ce temple particulier. Excellent portraitiste, il a caractérisé ses personnages en leur donnant la physionomie de certains résidants de Gentilly. À souligner que ce décor reste le seul témoignage des œuvres de ce genre réalisés par l'artiste.

Elle fut bénite le 12 mai 1898. Ce jour là on avait également procédé à la bénédiction d'une sculpture du Christ en croix réalisée par le sculpteur Louis Jobin. Cet œuvre est malheureusement disparue en 1964. Quant au curé Marchand, il y repose depuis le 17 mai 1905.

La présence discrète de cette chapelle, contribue à la sérénité et au recueillement de ce lieu, où reposent en paix les anciens de Gentilly.

La construction de la chapelle venait compléter une série de projets qui se sont concrétisés alors que M. le curé Marchand était le pasteur de la paroisse. Qu'il suffise de mentionner le décor mural en trompe – l'œil qui se trouve dans l'église (1891), la construction du presbytère (1892), l'aménagement du cimetière (1892) et l'érection des croix de chemin en 1892, ornées en 1900 de statuettes, œuvres de l'artiste Adolphe Rho.


Texte de l’historique de la chapelle : Jacques Boisvert, historien résident de Trois-Rivières, natif de Gentilly.